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 Les [[faitscruciaux:lejour|jours]] passèrent. Les deux femmes s'étaient habitué au diable qui n'était pas un mauvais bougre. Il travaillait comme cinq bœufs  — là encore, littéralement, car tirer la charrue ne lui faisait pas peur. Petit à petit, tout le village apprit l'existence du diable. Les gens s’inquiétèrent et, un funeste dimanche d'hiver, le curé fit un sermon édifiant où il demandait la mise à mort d'abord de la créature, puis, pourquoi pas, soyons fous, des deux femmes, qui visiblement étaient des sorcières. L'homme d'église aimait le sang et la souffrance ; il était heureux. On alluma des torches, on prit des fourches et on partit vaillamment en direction de la demeure de la vieille Léonce, le curé et le maire, Hector de Guillebon, en tête. Les [[faitscruciaux:lejour|jours]] passèrent. Les deux femmes s'étaient habitué au diable qui n'était pas un mauvais bougre. Il travaillait comme cinq bœufs  — là encore, littéralement, car tirer la charrue ne lui faisait pas peur. Petit à petit, tout le village apprit l'existence du diable. Les gens s’inquiétèrent et, un funeste dimanche d'hiver, le curé fit un sermon édifiant où il demandait la mise à mort d'abord de la créature, puis, pourquoi pas, soyons fous, des deux femmes, qui visiblement étaient des sorcières. L'homme d'église aimait le sang et la souffrance ; il était heureux. On alluma des torches, on prit des fourches et on partit vaillamment en direction de la demeure de la vieille Léonce, le curé et le maire, Hector de Guillebon, en tête.
  
-Au milieu du chemin, cette foule en colère se trouva nez à nez avec des partisans amiénois de Boulanger fraîchement élu à la capitale. Sentant le coup d'État proche, ils avaient décidé de marcher sur Paris, eux aussi avec fourches et torches. Ce fut la confusion générale. Les Amiénois voulaient que les Troussencourtois les suivent. « Mauvais patriotes ! » criaient-ils. Les travaux des champs ne pouvant attendre, les paysans refusèrent. Cela dégénéra en bagarre générale dans un champs boueux. Le maire, tout crotté, préféra rentrer chez lui. Le curé et le bedeau restèrent à l'écart. Après un temps, il continuèrent leur route, seuls et arrivèrent, un quart d'heure plus tard, chez la vieille Léonce.+À la moitié du chemin, cette foule en colère se trouva nez à nez avec des partisans amiénois de Boulanger fraîchement élu à la capitale. Sentant le coup d'État proche, ils avaient décidé de marcher sur Paris, eux aussi avec fourches et torches. Ce fut la confusion générale. Les Amiénois voulaient que les Troussencourtois les suivent. « Mauvais patriotes ! » criaient-ils. Les travaux des champs ne pouvant attendre, les paysans refusèrent. Cela dégénéra en bagarre générale dans un champs boueux. Le maire, tout crotté, préféra rentrer chez lui. Le curé et le bedeau restèrent à l'écart. Après un temps, il continuèrent leur route, seuls et arrivèrent, un quart d'heure plus tard, chez la vieille Léonce.
  
 Le pauvre diable, les accueillit sans leur montrer ses fesses, car ils ne le méritaient pas, mais, comme il aimait les ecclésiastiques, dévora l'homme d'église en trois bouchés et, repu, envoya le bedeau directement en enfer dans un nuage de fumée. Odette voyant qu'elle n'était plus la bienvenue dans le pays de Bray, pleura longuement, dit adieu à Léonce, à son âne et à la vieille chienne qui dormait près de l'âtre et s'en alla, bras dessus, bras dessous avec son diable en direction de la Norvège, ou elle vécu longtemps et heureuse. Le pauvre diable, les accueillit sans leur montrer ses fesses, car ils ne le méritaient pas, mais, comme il aimait les ecclésiastiques, dévora l'homme d'église en trois bouchés et, repu, envoya le bedeau directement en enfer dans un nuage de fumée. Odette voyant qu'elle n'était plus la bienvenue dans le pays de Bray, pleura longuement, dit adieu à Léonce, à son âne et à la vieille chienne qui dormait près de l'âtre et s'en alla, bras dessus, bras dessous avec son diable en direction de la Norvège, ou elle vécu longtemps et heureuse.